Tout ce qui suit n'est pas valable pour la fonction publique hospitalière et tous ne sont pas à mettre dans le même panier, mais de façon générale je constate que :
Ceux qui gueulent le plus fort sont bizzarement ceux qui sont le moins à plaindre ;
- ceux qui ont l'assurance de l'emploi à vie,
- ceux qui gagnent sinon plus, au moins autant que les travailleurs du privé,
- ceux qui ont une espérance de vie aussi longue que les autres (pénibilité du travail tu parles !) mais qui en profite le plus,
- ceux qui ont un comité d'entreprise dont on rêve tous,
- ceux qui travaillent 20% de moins que dans le secteur privé,
- ceux dont le brut est entre 5% et 20% plus haut que les autres à salaire égal,
- ceux dont le nombre d'enfants sera comptabilisé dans le calcul de l'âge de la retraite,
- ceux dont le montant de leur retraite est calculé sur les 6 derniers mois de salaire,
- ceux dont le taux de cotisation est inférieur (7,8% contre 11%) a salaire égal, à ceux dans le privé, et qui prétendent, sapés en Zadig & Voltaire pour certains, que leur pouvoir d'achat
diminue.
Pas le notre peut-être ?
C'est pas que je sois jalouse (trop facile) ; moi je m'en fous qu'ils gagnent plus en travaillant moins, tant mieux pour eux. Et même je comprends leur
revendication pour conserver certains acquis.
Le problème c'est l'injustice, l'égoïsme, le manque de solidarité intergenérationnelle de ces régimes spéciaux.
Et ce, sous couvert de lutte pour l'intérêt général ?
Moi j'appelle ça une lutte pour des intérêt particuliers.
La semaine dernière j'ai entendu à la télé un forcené de Sud-Rail - symbole de la déchéance syndicale et politique - ne même pas vouloir "discuter". Or
c'est quand le dialogue est rompu que l'on entame les luttes violentes. Ce dont, ce type de syndicat rêve peut-être secretèment ?
Et j'exagère à peine.
Je l'ai encore entendu mettre en avant - comme pour justifier sa lutte surréaliste - les parachutes dorés et autre augmentation de salaire de Sarkozy (salaire par ailleurs équivalent à
ceux de Chirac et Mitterand).
Mais par quel détour alambiqué de son cerveau, imagine t'il régler le coût des retraites à venir, avec le salaire de Sarkozy ?
Enfin bon, ces gens n'ont aucun intérêt.
Je disais donc que ceux qui gueulent le plus fort ne sont pas les plus à plaindre.
Moi j'aurais plus volontiers soutenu une protestation des CHÔMEURS, RMISTES, SDF, PETITES RETRAITES etc...
Mais ceux-là sont silencieux.