Lundi 29 octobre 2007

J'hésite entre la "grande cause sociale et politique" de BHL et le "détail" de Fillon.
Mais ni l'un ni l'autre ne convient finalement.
Qu'ils sont maladroits ces communiquants !

Je trouve que pour en faire une "grande cause", il y en a de bien plus urgentes. En effet je n'ai  pas l'impression que le torchon brûle. Ou alors c'est que l'odeur de Vichy ne parvient pas à mon nez.
Et puis cet amendement a comme base le volontariat ; cela aurait du détendre.
Je ne crois pas non plus que se réunir au Zénith pour faire la fête en guise de protestation, ne soit bien sérieux... En marche derrière BHL de surcroit.
BHL l'icône de la nouvelle figure - cheveux au vent - de la résistance moderne. Ohlala ! On dirait une blague.

Par contre et pour ce qui est du "détail" comme l'a dit Fillon à propos de cet amendement, je trouve le mot mal choisi en ces temps où il faut ménager les susceptibilités.
Ce mot, on pourrait presque croire à de la provocation.
Et puis quand même, monsieur Fillon connait surement la puissance des symboles. Alors le terme "détail" devient quasi énigmatique du coup. C'est légitime.

D'ailleurs à propos de la méfiance que l'on devrait entretenir envers les mots, voici ce qu'à dit Louis-Ferdinand Céline :

"Avec les mots on ne se méfie jamais suffisemment, ils ont l'air de rien les mots, pas l'air de dangers bien sûr, plutôt de petits vents, de petits sons de bouche, ni chauds, ni froids, et facilement repris dès qu'ils arrivent par l'oreille par l'énorme ennui gris mou du cerveau.
On ne se méfie pas d'eux des mots et le malheur arrive."


 

Par isa - Publié dans : Politique
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